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vendredi 30 mai 2008

Colère après l'annulation d'un mariage

Comment ne pas être outré après la décision du Tribunal de Grande Instance de Lille, annulant un mariage pour "erreur sur les qualités essentielles du conjoint" ? Une jeune femme musulmane a vu son mariage annulé à la demande de son époux, se plaignant de la non virginité de son épouse. Le divorce par consentement mutuel n’a pas été engagé, mais une procédure de "nullité relative" du mariage. La justice sanctionne ainsi le manquement supposé aux obligations liées au mariage. Serions-nous revenus à des temps anciens et obscurs ? L’époux s’estime trompé par les fausses déclarations de chasteté de sa fiancée. Mais, un juge peut-il tranché dans une affaire si intime? J’ai honte de l’humiliation publique que donne la Justice française à cette jeune femme, sous pression de dogmes religieux. Nous pouvons imaginer qu’à présent, nombres de jeunes femmes musulmanes vont courir dans les hôpitaux pour des opérations de restitution de l’hymen. Dans le même temps, cette semaine était publiée une grande enquête sur la sexualité des français. Deux actualités qui semblent nous dire que notre société marche à deux vitesses, que la liberté de la Femme n'est pas totale dans notre pays où la Justice reste faillible.
A lire : "Enquête sur la sexualité en France" (Éditions La Découverte)

dimanche 18 mai 2008

Prison pour mineur à Porcheville

Aprés deux semaines de vacances, je reprends enfin ma plume (ou plutôt mon clavier).
A mon retour, j'ai lu les deux dernières parutions du Courrier de Mantes et découvert les premières mésaventures de la prison pour mineur de Porcheville. Rien d'alarmant ou d'exceptionnel, la directrice de l'établissement qualifie les faits de sans gravité : quelques jeunes souhaitant testés les limités de leurs nouveaux encadrants. Toutefois, le fait divers réactualise en moi un vieux débat.
La ville de Porcheville était connue de tous pour sa centrale électrique. Cette dernière fût d'ailleurs filmée dans l’un des clips vidéo du groupe allemand à la mode : les Tokio Hotel. Peut-être une référence à un autre groupe des années 80, aux débuts de l’électro : les Kraftwerk, signifiant centrale électrique en langue germanique.

En plus de ses références artistiques, Porcheville est dorénavant connue pour sa prison dédiée aux mineurs. Depuis un mois le pénitencier local a ouvert ses portes. Dans la presse, nous avons pu lire que cet établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) a des objectifs pédagogiques pour ses détenus âgés de 13 à 18 ans. Certes il est préférable que ces jeunes condamnés ne soient pas en contact avec des détenus ayant fait carrière dans la délinquance. Mais comment établir une réelle pédagogie autour de mur de 6 mètres de haut et en seulement 3 mois de détention en moyenne (6 mois maximum)? La condamnation n’est pas remise en cause dans mon propos. Je m’interroge sur l’étiquette « détenu » épinglé à ces jeunes. Ne pouvons-nous pas développer des travaux d’intérêt général (TIG) avec les collectivités ? Je reste donc perplexe sur cette structure. D’ autant plus, quand nous savons qu’un programme de ce type équivaut à deux foyers d'action éducative, quatre centres d'action éducative et deux unités d'action éducative de jour !

jeudi 1 mai 2008

Fête du travail, un brin morose

Mardi dernier, l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) rendait public son rapport annuel. Un constat paradoxal et alarmant : si les chiffres officiels du chômage s’orientent vers la baisse, ils ne s’accompagnent pas pour autant d’une baisse de la pauvreté dans notre pays. La présidente de l'Onpes, Agnès de Fleurieu, a souligné que « l'emploi ne permet plus d'éviter la pauvreté ». Ce constat ne date pas d’hier : en 2003, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi mais avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté estimé à 817 euros mensuels pour une personne seule. Ils étaient 1,7 million en 2005 et 2,1 millions aujourd’hui (soit 8% des travailleurs !). D’après l’Onpes, ces travailleurs pauvres touchent 775 euros par mois alors que 78% d’entre eux occupent un emploi à plein temps. Nous arrivons au triste stade où une masse de travailleurs ne peuvent plus vivre de leur propre travail.

Dernièrement un reportage télé évoquait le Groupe Chèque déjeuné, n° 3 mondial sur le marché des Titres de paiement et fondé par un syndicaliste. Dans cette entreprise, la moitié des bénéfices annuels sont distribués chaque année et de manière égale sous forme de bonus aux salariés. Le témoignage d’une hôtesse d’accueil était stupéfiant : en calculant l’ensemble de ses revenus, primes et bonus inclus, elle arrivait à une moyenne de 3 900 Euros par mois. M6 a surement trouvé l’hôtesse la mieux payée de France. Quelques jours avant cette diffusion, Mr Sarkozy nous annoncait lors de son intervention télévisée qu’il souhaitait une nouvelle répartition des bénéfices dans les entreprises avec 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour l’investissement et 1/3 pour les salariés. Après avoir fustigé Mai 68, Nicolas Sarkozy en serait-il devenu nostalgique ? Après de longues semaines de négociation, en juin 68 le patronat acceptait une augmentation de 30% des salaires alors que quelques jours auparavant une augmentation massive était jugée impossible...

samedi 26 avril 2008

Mon inquiétude : une famine mondialisée

La misère du monde, longtemps dissimulée à nos regards d’occidentaux, montre aujourd’hui son visage et crie famine dans nos postes de télévision à écran plat. La faim tiraille le ventre de milliards d’être humains exclus du nouvel ordre économique mondial. Des émeutes éclatent à travers les continents, de Haïti (6 morts et 200 blessés lors des manifestations) au Mexique en passant par l’Egypte, la Mauritanie, le Pakistan, l’Indonésie ou encore le Bangladesh (deux pays exportateurs de riz !). Bref, le tiers-monde nous montre son désespoir. Nous ne pouvons y rester insensibles.
La Banque mondiale annonce alors le déblocage de 10 millions de dollars, les Etats-Unis 200 millions de dollars, le PAM 140 millions… De grandes sommes résonant comme des gouttes d’eau pour répondre à l’échelle planétaire. Pour calmer les révoltes, le président haïtien a informé d’un accord avec les trois principaux importateurs de riz pour faire baisser de 15 % le prix de cette denrée. La baisse des prix n’est donc pas impossible. Néanmoins les changements climatiques, les cultures au profit des biocarburants, les spéculations boursières sur les denrées alimentaires sont autant d'exemples qui nous rappellent que notre monde ne tourne plus rond. Dans le même temps, des rapports d’experts affirment que l'agriculture mondiale pourrait nourrir normalement 12 milliards d'êtres humains. Nous sommes aujourd'hui à peine quelque 6,5 milliards sur Terre. Que se passe-t-il alors, retour à une ère moyenâgeuse ? Je ne peux croire que cette famine ne pouvait pas être prévisible. A entendre certains parlementaires, mes pensées et mes doutes ne peuvent qu’aller aux lobbies OGM.
Face à ce constat alarmiste, que faire ? Sur Internet, j’ai remarqué l’initiative de la Ville de Saint-Julien-les-Rosiers dans les Cévennes qui est jumelée avec le village de Djilacoune, en Casamance (Sénégal). Là-bas les risques de famine se font plus menaçant que jamais, dû à la sécheresse et à ses récoltes désastreuses. La spéculation exponentielle chez les grossistes sénégalais a eu raison des prix : au 1er janvier, le prix de 50kg de riz était de 17,91 € ; au 15 janvier, le prix était de 21,34 € ; au 30 janvier, le prix était de 27,54 €. Depuis plusieurs années, le comité de jumelage de Saint Julien-les-Rosiers aide un collège de cette région. A présent il se lance dans le financement d’une cantine pour les élèves. Toutefois, la réponse à l’urgence devra aussi penser au futur de ces populations, par l’installation de système d’irrigation ou la formation à de nouvelles cultures. Je rejoins donc le « New deal » alimentaire proposé par le Secrétaire des Nations Unies : distribuer des vivres, mais aussi lancer une véritable révolution verte.

samedi 19 avril 2008

L’immobilier local en hausse

Le Point a sorti son spécial Immobilier 2008. Les Yvelines conservent leur qualificatif de «poumon vert» de la capitale. La rançon du succès est l’augmentation des prix de l’immobilier. Le mètre carré des appartements anciens est en moyenne de 3 589 Euros, avec une progression de +4,3 % sur un an. Pour les maisons, la transaction moyenne avoisine les 381 000 Euros (+5,1 %). Alors que la majorité des 272 communes du département affichent un prix compris entre 2 500 et 3 800 Euros/m2. Dans ce climat inflationniste Versailles, Saint-Germain et Le Vésinet sont toujours dans le haut du classement. Tandis que Les Mureaux, avec 2 015 Euros/m2, reste dans les villes les plus abordables des Yvelines avec Trappes (2 244 Euros/m2) et Mantes-la-Jolie (2 538 Euros/m2). Cependant dans le même temps, le magazine note que Les Mureaux est la troisième progression des Yvelines avec +9,9% sur un an. Doit-on y voir un rattrapage ?

vendredi 11 avril 2008

L'OCDE épingle l'Allemagne

Les Allemands travaillent moins que les habitants de la plupart des pays développés, selon un rapport de l'OCDE publié hier, qui épingle le système éducatif et la difficulté de concilier vies familiale et professionnelle, qui rend l'activité des femmes difficile. L'OCDE pointe du doigt un taux d'activité des femmes largement inférieur à la moyenne des autres pays membres de l'Organisation pour la Coopération et le Développement Economique, du fait d'une part d'un système fiscal qui n'incite pas les femmes mariées à travailler, d'autre part du "manque de possibilités de garde d'enfant". Un rapport économique qui nous rappelle les enjeux du développement des moyens de garde sur la vie et le parcours professionnelle des femmes. Dans une ville où le taux de qualification est faible et où le chômage est au-dessus de la moyenne dans quelques quartiers, il est évident que nous devons étendre les structures d’accueil dédiées à la petite enfance.


mercredi 9 avril 2008

Crèche HQE : les bébés se mettent au vert

Durant la dernière campagne électorale, nombre de candidats ont pointé du doigt le manque de structure d’accueil dédiée à la petite enfance dans notre ville. Le candidat François Garay proposait alors l’ouverture de 4 nouvelles crèches dans les quartiers de la Haye, la Médiathèque, la Vigne Blanche et le Stade. Aujourd’hui, je m’attèle à ce projet et quelques pistes se dessinent au regard d’initiatives originales dans d’autres régions.
A Vallabrègues (Languedoc-Roussillon, près de Beaucaire entre Nîmes et Avignon), une crèche écolo a été inaugurée l’an passé. La structure accueille vingt petits, sur une surface de 300 m2. Innovant, le bâtiment est entièrement construit en bois (80 tonnes) et utilise essentiellement des matières naturelles. Ainsi le développement durable vient concrètement au service des jeunes générations ! Il y a trois domaines intéressant dans ce type d’éco-construction : la santé, les économies d’énergies et le confort. Par exemple, les matériaux et peintures sont choisis en fonction de leur degré de nocivité pour les tout-petits. La production d'eau chaude sanitaire pourra être effectuée par panneau solaire et le chauffage assuré par une chaudière automatique à granulés de bois. Toutefois l’utilisation de l’eau de pluie sera à proscrire pour une question d’hygiène sanitaire. Entre la conception et l'accomplissement, deux ans ont été nécessaires pour ce projet dans le sud de la France, dont neuf mois de construction.

Nous devrons également repenser les usages et pratiques dans ces nouveaux équipements pour accroitre leur efficacité de service public. Dans les prochaines semaines, je me rendrai à Honfleur pour découvrir une autre initiative. La suite donc au prochain épisode !

Pour compléter cette note, je vous invite à lire deux articles sur une crèche HQE dans le Vaucluse et une seconde dans le XIXème arrondissement de Paris.

mercredi 26 mars 2008

400 mots pour vivre

Allons cette semaine à Grenoble pour y découvrir L'Espace adolescents, structure d'accueil visant à re-scolariser des jeunes de 14 à 21 ans en rupture scolaire. Une structure comme il en existe aux Mureaux me diriez-vous ? Non, l’initiative va encore plus loin et s’attaque à un problème de fond : le réapprentissage du langage.
La langue française est souvent remplacée par la langue des cités, comprise par ses seuls initiés. Nous l’entendons quelques fois dans le train et il n’est pas simple d’en décoder les paroles. Pas simple non plus dans ces conditions de décrocher un travail, d'ouvrir un compte en banque, de monter un dossier pour des aides ou de s'inscrire à la Sécurité sociale quand on ne possède que 350 à 400 mots, alors que la moyenne nationale en utilise 2500. Ces chiffres sont tirés d’une étude du linguiste Alain Bentolila, également consultant pour la structure grenobloise. Selon lui, entre 12 % et 15% de la population « jeune » utiliserait exclusivement ce langage des cités. Une langue de proximité parlée en vase clos, sans interaction avec d’autres milieux socioculturels ; par conséquent devenant un facteur majeur d’exclusion pour une tranche de la population qui ne partage plus le socle commun linguistique de la société. Certains spécialistes de la prévention urbaine s’intéressent maintenant à cet handicap langagier. Quand les mots sont absents et ne savent exprimer la colère ou la frustration, les pensées peuvent se manifester par des actes de violence. En témoigne ce récit de Mr Bentolila racontant une scène évocatrice : « Accusé d'avoir volé des CD dans un supermarché, un jeune homme se retrouvait au Tribunal et se faisait littéralement "écraser", ce jour-là, par l'éloquence d'un procureur. Le gars n'arrivait pas à s'exprimer. Le procureur lui a alors lancé : "Mais arrêtez de grogner comme un animal !". Le type a pris feu et est allé lui donner un coup de boule. J'ai eu l'impression que les mots se heurtaient aux parois de son crâne, jusqu'à l'explosion. Quand on n'a pas la possibilité de laisser une trace pacifique dans l'intelligence d'un autre, on a tendance, peut-être, à laisser d'autres traces. C'est ce qu'a voulu faire ce gars ». Il précise quelques lignes après, que la fameuse trace coutera légitiment six mois de prison ferme à l’auteur des faits.
Le langage ne peut être un axe à minorer dans les projets pédagogiques ou les politiques de réinsertion : parce que la langue est notre médiation avec autrui et le support de notre pensée. Cette question en soulève évidement d’autres : la mixité sociale dans les villes, le soutien aux familles, l’accès à la Culture, la réussite éducative ou encore l’égalité des chances.

mercredi 20 février 2008

Petite enfance, quelle perspective ?

Mr François Gerber propose « la création de 4 crèches avec haltes garderies de 40 berceaux ». Puis en feuilletant le programme, nous apprenons également que l‘UMP s‘engage au « recrutement des personnels nécessaires au fonctionnement des crèches et des centres de loisirs ». Une chance : nos enfants ne seront pas seuls dans les crèches ! Merci aux rédacteurs pour cette précision...
Même si la Maison de la Petite Enfance a ouvert ses portes, nous subissons en effet une pénurie de berceaux. La démographie muriautine s’est inversée avec ces dernières années et nous proposons d’investir dans un véritable maillage de la Petite enfance sur la ville. Dans le cadre de ce dispositif, nous ouvrirons 4 crèches (dans les quartiers de la Haye, la Médiathèque, la Vigne Blanche et le Stade). Nous augmenterons le nombre d’assistantes maternelles et nourrices agrées en proposant des aides à l’installation de micro-crèches de 6 à 8 bambins. L’ensemble du dispositif pourrait offrir jusqu’à 150 places d’accueil !

Un programme ne peut être qu’une succession de mesures opportunistes et clientélistes. Il se doit d'être une réflexion, une réponse sérieuse et mûrement réfléchie aux préoccupations des habitants.

lundi 18 février 2008

Le palmarès 2008 des communes

La Fondation Abbé Pierre a publié lundi son palmarès 2008 des communes soumises à la loi SRU. Ce classement s‘appuie sur le bilan des financements de logements sociaux depuis la mise en application de l’article 55 de la loi en 2002.À la lecture de ce palmarès, force est de constater que de (trop) nombreuses communes refusent toujours de contribuer à l’effort de solidarité en matière de logement.

Une actualité qui vient souligner mes derniers propos à ce sujet. Le rapport de la Fondation pointe 3 villes dans notre secteur : Hardricourt, Mézy-sur-Seine et Buchelay qui n’ont financé aucun logement social sur la période, alors qu’elles font parties des 736 communes mobilisées par la loi. L’ensemble de la Droite ne joue pas la carte de l’ouverture…
D'ailleurs le Maire d'Hardricourt ne se présenterait-il pas à sa propre succession aux cantonales ? Sa suppléante ne serait-elle pas seconde sur la liste de Mr Gerber aux municipales des Mureaux ? Dans ces conditions, qui peut se permettre d'être moraliste au sujet de la rénovation urbaine et la construction de logements aux Mureaux ?