Comment ne pas être outré après la décision du Tribunal de Grande Instance de Lille, annulant un mariage pour "erreur sur les qualités essentielles du conjoint" ? Une jeune femme musulmane a vu son mariage annulé à la demande de son époux, se plaignant de la non virginité de son épouse. Le divorce par consentement mutuel n’a pas été engagé, mais une procédure de "nullité relative" du mariage. La justice sanctionne ainsi le manquement supposé aux obligations liées au mariage. Serions-nous revenus à des temps anciens et obscurs ? L’époux s’estime trompé par les fausses déclarations de chasteté de sa fiancée. Mais, un juge peut-il tranché dans une affaire si intime? J’ai honte de l’humiliation publique que donne la Justice française à cette jeune femme, sous pression de dogmes religieux. Nous pouvons imaginer qu’à présent, nombres de jeunes femmes musulmanes vont courir dans les hôpitaux pour des opérations de restitution de l’hymen. Dans le même temps, cette semaine était publiée une grande enquête sur la sexualité des français. Deux actualités qui semblent nous dire que notre société marche à deux vitesses, que la liberté de la Femme n'est pas totale dans notre pays où la Justice reste faillible.vendredi 30 mai 2008
Colère après l'annulation d'un mariage
Comment ne pas être outré après la décision du Tribunal de Grande Instance de Lille, annulant un mariage pour "erreur sur les qualités essentielles du conjoint" ? Une jeune femme musulmane a vu son mariage annulé à la demande de son époux, se plaignant de la non virginité de son épouse. Le divorce par consentement mutuel n’a pas été engagé, mais une procédure de "nullité relative" du mariage. La justice sanctionne ainsi le manquement supposé aux obligations liées au mariage. Serions-nous revenus à des temps anciens et obscurs ? L’époux s’estime trompé par les fausses déclarations de chasteté de sa fiancée. Mais, un juge peut-il tranché dans une affaire si intime? J’ai honte de l’humiliation publique que donne la Justice française à cette jeune femme, sous pression de dogmes religieux. Nous pouvons imaginer qu’à présent, nombres de jeunes femmes musulmanes vont courir dans les hôpitaux pour des opérations de restitution de l’hymen. Dans le même temps, cette semaine était publiée une grande enquête sur la sexualité des français. Deux actualités qui semblent nous dire que notre société marche à deux vitesses, que la liberté de la Femme n'est pas totale dans notre pays où la Justice reste faillible.dimanche 18 mai 2008
Prison pour mineur à Porcheville
En plus de ses références artistiques, Porcheville est dorénavant connue pour sa prison dédiée aux mineurs. Depuis un mois le pénitencier local a ouvert ses portes. Dans la presse, nous avons pu lire que cet établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) a des objectifs pédagogiques pour ses détenus âgés de 13 à 18 ans. Certes il est préférable que ces jeunes condamnés ne soient pas en contact avec des détenus ayant fait carrière dans la délinquance. Mais comment établir une réelle pédagogie autour de mur de 6 mètres de haut et en seulement 3 mois de détention en moyenne (6 mois maximum)? La condamnation n’est pas remise en cause dans mon propos. Je m’interroge sur l’étiquette « détenu » épinglé à ces jeunes. Ne pouvons-nous pas développer des travaux d’intérêt général (TIG) avec les collectivités ? Je reste donc perplexe sur cette structure. D’ autant plus, quand nous savons qu’un programme de ce type équivaut à deux foyers d'action éducative, quatre centres d'action éducative et deux unités d'action éducative de jour !
jeudi 1 mai 2008
Fête du travail, un brin morose
Mardi dernier, l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) rendait public son rapport annuel. Un constat paradoxal et alarmant : si les chiffres officiels du chômage s’orientent vers la baisse, ils ne s’accompagnent pas pour autant d’une baisse de la pauvreté dans notre pays. La présidente de l'Onpes, Agnès de Fleurieu, a souligné que « l'emploi ne permet plus d'éviter la pauvreté ». Ce constat ne date pas d’hier : en 2003, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi mais avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté estimé à 817 euros mensuels pour une personne seule. Ils étaient 1,7 million en 2005 et 2,1 millions aujourd’hui (soit 8% des travailleurs !). D’après l’Onpes, ces travailleurs pauvres touchent 775 euros par mois alors que 78% d’entre eux occupent un emploi à plein temps. Nous arrivons au triste stade où une masse de travailleurs ne peuvent plus vivre de leur propre travail.Dernièrement un reportage télé évoquait le Groupe Chèque déjeuné, n° 3 mondial sur le marché des Titres de paiement et fondé par un syndicaliste. Dans cette entreprise, la moitié des bénéfices annuels sont distribués chaque année et de manière égale sous forme de bonus aux salariés. Le témoignage d’une hôtesse d’accueil était stupéfiant : en calculant l’ensemble de ses revenus, primes et bonus inclus, elle arrivait à une moyenne de 3 900 Euros par mois. M6 a surement trouvé l’hôtesse la mieux payée de France. Quelques jours avant cette diffusion, Mr Sarkozy nous annoncait lors de son intervention télévisée qu’il souhaitait une nouvelle répartition des bénéfices dans les entreprises avec 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour l’investissement et 1/3 pour les salariés. Après avoir fustigé Mai 68, Nicolas Sarkozy en serait-il devenu nostalgique ? Après de longues semaines de négociation, en juin 68 le patronat acceptait une augmentation de 30% des salaires alors que quelques jours auparavant une augmentation massive était jugée impossible...
samedi 26 avril 2008
Mon inquiétude : une famine mondialisée
La misère du monde, longtemps dissimulée à nos regards d’occidentaux, montre aujourd’hui son visage et crie famine dans nos postes de télévision à écran plat. La faim tiraille le ventre de milliards d’être humains exclus du nouvel ordre économique mondial. Des émeutes éclatent à travers les continents, de Haïti (6 morts et 200 blessés lors des manifestations) au Mexique en passant par l’Egypte, la Mauritanie, le Pakistan, l’Indonésie ou encore le Bangladesh (deux pays exportateurs de riz !). Bref, le tiers-monde nous montre son désespoir. Nous ne pouvons y rester insensibles.samedi 19 avril 2008
L’immobilier local en hausse
Le Point a sorti son spécial Immobilier 2008. Les Yvelines conservent leur qualificatif de «poumon vert» de la capitale. La rançon du succès est l’augmentation des prix de l’immobilier. Le mètre carré des appartements anciens est en moyenne de 3 589 Euros, avec une progression de +4,3 % sur un an. Pour les maisons, la transaction moyenne avoisine les 381 000 Euros (+5,1 %). Alors que la majorité des 272 communes du département affichent un prix compris entre 2 500 et 3 800 Euros/m2. Dans ce climat inflationniste Versailles, Saint-Germain et Le Vésinet sont toujours dans le haut du classement. Tandis que Les Mureaux, avec 2 015 Euros/m2, reste dans les villes les plus abordables des Yvelines avec Trappes (2 244 Euros/m2) et Mantes-la-Jolie (2 538 Euros/m2). Cependant dans le même temps, le magazine note que Les Mureaux est la troisième progression des Yvelines avec +9,9% sur un an. Doit-on y voir un rattrapage ?vendredi 11 avril 2008
L'OCDE épingle l'Allemagne
Les Allemands travaillent moins que les habitants de la plupart des pays développés, selon un rapport de l'OCDE publié hier, qui épingle le système éducatif et la difficulté de concilier vies familiale et professionnelle, qui rend l'activité des femmes difficile. L'OCDE pointe du doigt un taux d'activité des femmes largement inférieur à la moyenne des autres pays membres de l'Organisation pour la Coopération et le Développement Economique, du fait d'une part d'un système fiscal qui n'incite pas les femmes mariées à travailler, d'autre part du "manque de possibilités de garde d'enfant". Un rapport économique qui nous rappelle les enjeux du développement des moyens de garde sur la vie et le parcours professionnelle des femmes. Dans une ville où le taux de qualification est faible et où le chômage est au-dessus de la moyenne dans quelques quartiers, il est évident que nous devons étendre les structures d’accueil dédiées à la petite enfance.mercredi 9 avril 2008
Crèche HQE : les bébés se mettent au vert
A Vallabrègues (Languedoc-Roussillon, près de Beaucaire entre Nîmes et Avignon), une crèche écolo a été inaugurée l’an passé. La structure accueille vingt petits, sur une surface de 300 m2. Innovant, le bâtiment est entièrement construit en bois (80 tonnes) et utilise essentiellement des matières naturelles. Ainsi le développement durable vient concrètement au service des jeunes générations ! Il y a trois domaines intéressant dans ce type d’éco-construction : la santé, les économies d’énergies et le confort. Par exemple, les matériaux et peintures sont choisis en fonction de leur degré de nocivité pour les tout-petits. La production d'eau chaude sanitaire pourra être effectuée par panneau solaire et le chauffage assuré par une chaudière automatique à granulés de bois. Toutefois l’utilisation de l’eau de pluie sera à proscrire pour une question d’hygiène sanitaire. Entre la conception et l'accomplissement, deux ans ont été nécessaires pour ce projet dans le sud de la France, dont neuf mois de construction. mercredi 26 mars 2008
400 mots pour vivre
Allons cette semaine à Grenoble pour y découvrir L'Espace adolescents, structure d'accueil visant à re-scolariser des jeunes de 14 à 21 ans en rupture scolaire. Une structure comme il en existe aux Mureaux me diriez-vous ? Non, l’initiative va encore plus loin et s’attaque à un problème de fond : le réapprentissage du langage.mercredi 20 février 2008
Petite enfance, quelle perspective ?
Mr François Gerber propose « la création de 4 crèches avec haltes garderies de 40 berceaux ». Puis en feuilletant le programme, nous apprenons également que l‘UMP s‘engage au « recrutement des personnels nécessaires au fonctionnement des crèches et des centres de loisirs ». Une chance : nos enfants ne seront pas seuls dans les crèches ! Merci aux rédacteurs pour cette précision... lundi 18 février 2008
Le palmarès 2008 des communes
La Fondation Abbé Pierre a publié lundi son palmarès 2008 des communes soumises à la loi SRU. Ce classement s‘appuie sur le bilan des financements de logements sociaux depuis la mise en application de l’article 55 de la loi en 2002.À la lecture de ce palmarès, force est de constater que de (trop) nombreuses communes refusent toujours de contribuer à l’effort de solidarité en matière de logement.