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lundi 6 avril 2009

L'argument écolo n'a plus d'écho

Ce matin, Jean-Louis Borloo était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC. Il déclare officiellement être hostile au projet de circuit de Formule 1 à Flins – Les Mureaux. Pour le Ministre de l’Environnement de Nicolas Sarkozy, « le problème est réglé : les terrains sont réservés à l’agriculture biologique ».

En presse, on apprend également que Nicolas Hulot rejoint le collectif « Flins sans F1 » et prend position dans plusieurs papiers. Il y partage son indignation face à l’incohérence du projet de Monsieur Bédier et ses amis.

Dans un entretien au magazine Terra Eco, Nicolas Hulot déplore l’abus que l’on fait de l’expression "développement durable" : « J’ai parfois l’impression qu’il ne s’agit plus que d’une camomille mielleuse destinée à nous faire ingérer nos excès », explique-t-il. L’écologiste poursuit : « Quand j’entends qu’on veut installer un circuit de Formule 1 "durable" à proximité de Paris, j’ai un peu la nausée ».

Dans la presse régionale, il va au-delà de ses émotions et développe son argumentaire : « Le projet de construction d’un nouveau circuit de Formule 1 dans les Yvelines nous semble, en effet, en contradiction avec les évolutions du monde actuel […]. Dans le contexte de changement climatique et de raréfaction des énergies fossiles, il est étonnant qu’une collectivité souhaite investir de l’argent public pour promouvoir une activité symbolique des dérives de notre société de surconsommation d’énergie. C’est un signal négatif envoyé au citoyen témoignant d’une méconnaissance des enjeux énergétiques et climatiques auxquels nous seront confrontés au cours du XXIème siècle ». Rappelons que Nicolas Hulot est la seconde personnalité publique à rejoindre le collectif, après Corinne Lepage – Ancienne Ministre de l'Environnement sous le gouvernement Juppé (1995) et Présidente de CAP21.

Cette actualité médiatique coïncide aussi avec la publication d’un sondage BVA commandé par l’association Agir pour l’Environnement. On y apprend que 68% des Franciliens jugent la construction d’un circuit de F1 incompatible avec le développement durable. L’argument d’un circuit de F1 Haute Qualité Environnementale (HQE) des pro-circuits ne tient plus.

Les citoyens ne sont pas dupes de la tromperie,

Les soutiens publics se multiplient,

Les Ministres disent aussi « Non ! »,

A bon entendeur…

mercredi 21 janvier 2009

France 3 couvre la 1ère manifestation

Samedi 17 janvier, le comité Flins sans F1 - dont je suis membre avec d'autres élu(e)s des Mureaux - organisait la 1ère manifestation contre le circuit de F1. Ce premier essai fût une belle réussite : plus d’un millier de personnes ont foulé le bidume entre Les Mureaux et Flins pour dire "Non" à ce projet. Les prochaines manifestations s'annoncent déjà beaucoup plus importantes au regard des retombés de l'événément.

jeudi 25 décembre 2008

Non au circuit de F1 Flins - Les Mureaux !

Au-delà des paillettes et des annonces soudaines dans la presse nationale, la mobilisation commence à s’organiser. Nous devons redoubler d’efforts pour vous informer des enjeux et des dangers d’un circuit de Formule 1 sur notre commune.

Avant propos, je tiens à vous témoigner ma colère face à ce projet. Six mois auparavant nous étions en pleine campagne électorale où le maître mot était l’écologie, où nous évoquions le souhait de reboiser le bois Saint Vincent (route de Flins), de transformer la ferme de la Haye en ferme pédagogique, de positionner Les Mureaux au cœur de l’éco-industrie, de donner une nouvelle ligne politique au canton. Fidèle à mes idées et aux actions menées par la majorité depuis huit ans (exemple : l’habitat HQE), vous comprendrez que je partage une déception certaine avec nombre de muriotins. Ce sentiment se renforce par le manque d’information des élus, de concertation avec la population et le mépris dont font preuve les porteurs du projet (cf déclaration de Pierre Bédier).

La question environnementale est évidement centrale. Le circuit sera construit sur la 2ème nappe phréatique d’Île-de-France et sur une zone inondable. En imperméabilisant les sols, les inondations seront plus importantes sur les bords de Seine des villes avoisinantes. Les nuisances seront grandissantes : pollution au carbone (trafic routier, aérien avec l’utilisation de l’aérodrome), visuelle et sonore (l’activité du circuit). Selon les projections, le site accueillera 1 million de visiteurs en transit par an ! L’argument du transport ferroviaire est faux : il est prévu la construction de parkings, l’utilisation des zones de stockage de Renault Flins et l’aménagement d’une nouvelle sortie autoroute entre les sorties Les Mureaux et Flins.

Le montage financier soulève aussi de nouvelles questions. Le Conseil Général a voté, sans la moindre opposition, le financement de la construction du circuit à hauteur de 120 millions d’euros issus de la taxe professionnelle perçue de l’industrie automobile. Comme vous le savez, un secteur en pleine restructuration. Attention donc à l’excès d’optimisme : les recettes de cette taxe seront en recul dans les années à venir. Et ce financement s’effectue au sacrifice d’actions sociales dont les yvelinois auront bien besoin dans un contexte de crise économique aujourd’hui, et sociale demain. Quant à l’exploitation du circuit, ce dernier sera-t-il à l’équilibre durant ces premiers exercices ? Les Mureaux et Flins devront-elles supporter les possibles déficits budgétaires?

L’argument principal des pro-circuits est la création d’emplois. Il faut développer l’argumentaire pour comprendre la tromperie : les emplois crées concerneront un supposé pôle recherche sur l’automobile électrique. En somme, des emplois très qualifiés qui ne correspondent pas aux besoins locaux et une activité en doublon avec le Technocentre de Renault à Guyancourt. Ainsi le circuit de Formule 1 ne sera pas créateur d’activité pérenne, mais d’emplois saisonniers (donc précaires, dans la restauration et l’hôtellerie), et surtout n’évitera pas une baisse de production à Renault Flins.

Au lieu de financer un sport appartenant au passé, nous devons nous tourner vers l’avenir en soutenant massivement l’éco-industrie dans notre région (cf part croissante de ce secteur dans l'économie allemande). Et plus personnellement, je préfère laisser aux générations futures des hectares de champs biologiques que des tonnes d’asphalte.

Bonnes fêtes à tous, et que 2009 soit une année de raison !

mardi 18 mars 2008

« On s’excuse »

Après le procès de l’Erika, petite excuse pour petite marrée noire. " Une fuite de tuyauterie " a provoqué un " accident industriel " et déversé 400 tonnes de fuel lourd dans l’estuaire de la Loire, à hauteur de la raffinerie Total. "Il y a du produit sur le lieu de chargement, sur une distance de plusieurs kilomètres sur les berges de la Loire. Ce sont des traces isolées et dispersées. La fuite n'a pas affecté le fonctionnement de la raffinerie de Donges", a déclaré un porte-parole du groupe pétrolier. Nous sommes donc rassurés : la raffinerie continue son activité. Quant à l’écosystème de Natura 2000, il recevra peut-être des excuses plus tard - à défaut, ce sera galettes et boulettes de fuel. La faune et la flore apprécieront !