Affichage des articles dont le libellé est Economie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Economie. Afficher tous les articles

jeudi 25 décembre 2008

Non au circuit de F1 Flins - Les Mureaux !

Au-delà des paillettes et des annonces soudaines dans la presse nationale, la mobilisation commence à s’organiser. Nous devons redoubler d’efforts pour vous informer des enjeux et des dangers d’un circuit de Formule 1 sur notre commune.

Avant propos, je tiens à vous témoigner ma colère face à ce projet. Six mois auparavant nous étions en pleine campagne électorale où le maître mot était l’écologie, où nous évoquions le souhait de reboiser le bois Saint Vincent (route de Flins), de transformer la ferme de la Haye en ferme pédagogique, de positionner Les Mureaux au cœur de l’éco-industrie, de donner une nouvelle ligne politique au canton. Fidèle à mes idées et aux actions menées par la majorité depuis huit ans (exemple : l’habitat HQE), vous comprendrez que je partage une déception certaine avec nombre de muriotins. Ce sentiment se renforce par le manque d’information des élus, de concertation avec la population et le mépris dont font preuve les porteurs du projet (cf déclaration de Pierre Bédier).

La question environnementale est évidement centrale. Le circuit sera construit sur la 2ème nappe phréatique d’Île-de-France et sur une zone inondable. En imperméabilisant les sols, les inondations seront plus importantes sur les bords de Seine des villes avoisinantes. Les nuisances seront grandissantes : pollution au carbone (trafic routier, aérien avec l’utilisation de l’aérodrome), visuelle et sonore (l’activité du circuit). Selon les projections, le site accueillera 1 million de visiteurs en transit par an ! L’argument du transport ferroviaire est faux : il est prévu la construction de parkings, l’utilisation des zones de stockage de Renault Flins et l’aménagement d’une nouvelle sortie autoroute entre les sorties Les Mureaux et Flins.

Le montage financier soulève aussi de nouvelles questions. Le Conseil Général a voté, sans la moindre opposition, le financement de la construction du circuit à hauteur de 120 millions d’euros issus de la taxe professionnelle perçue de l’industrie automobile. Comme vous le savez, un secteur en pleine restructuration. Attention donc à l’excès d’optimisme : les recettes de cette taxe seront en recul dans les années à venir. Et ce financement s’effectue au sacrifice d’actions sociales dont les yvelinois auront bien besoin dans un contexte de crise économique aujourd’hui, et sociale demain. Quant à l’exploitation du circuit, ce dernier sera-t-il à l’équilibre durant ces premiers exercices ? Les Mureaux et Flins devront-elles supporter les possibles déficits budgétaires?

L’argument principal des pro-circuits est la création d’emplois. Il faut développer l’argumentaire pour comprendre la tromperie : les emplois crées concerneront un supposé pôle recherche sur l’automobile électrique. En somme, des emplois très qualifiés qui ne correspondent pas aux besoins locaux et une activité en doublon avec le Technocentre de Renault à Guyancourt. Ainsi le circuit de Formule 1 ne sera pas créateur d’activité pérenne, mais d’emplois saisonniers (donc précaires, dans la restauration et l’hôtellerie), et surtout n’évitera pas une baisse de production à Renault Flins.

Au lieu de financer un sport appartenant au passé, nous devons nous tourner vers l’avenir en soutenant massivement l’éco-industrie dans notre région (cf part croissante de ce secteur dans l'économie allemande). Et plus personnellement, je préfère laisser aux générations futures des hectares de champs biologiques que des tonnes d’asphalte.

Bonnes fêtes à tous, et que 2009 soit une année de raison !

mardi 28 octobre 2008

Flins, une production en stand by

A Flins comme dans cinq autres sites Renault en France, les portes de l’usine sont restées closes. Depuis juillet, les employés savaient qu’ils fermeraient une semaine. « Mais il y a quelque temps, avant le début de la crise, on a appris qu’on fermerait une semaine de plus », raconte un employé de la chaîne de montage au quotidien 20 minutes. Malgré tout, les ouvriers sont un peu mieux lotis que les autres : la fermeture du site, qui compte 4 000 salariés, ne se fait pas à coups de chômage partiel ou technique. Les conséquences seraient alors terribles : 50% de perte sur le salaire brut.

A Flins, « la première semaine est prise sur nos vacances et la seconde, sur nos RTT », explique-t-on à la CGT. Après l’effervescence de la semaine dernière, le calme est revenu. L’usine est fermée, certains salariés en ont profité pour partir quelques jours, d’autres se reposent chez eux. Mais pour tous, l’inquiétude est dans les têtes. Le site de Flins fabrique la Clio 3, comme deux autres usines Renault en Espagne et en Turquie. « Les gens ont peur d’un transfert d’activités vers la Turquie », confie un responsable syndical. D’une manière générale, la confiance en l’avenir n’est pas au rendez-vous. « Comme les collègues, je regarde tous les jours l’action de Renault sur Internet. Elle est passée en un an de 130 € à 20 €, ce n’est pas rassurant», explique Laurent Sédille, technicien en logistique. « Si les ventes ne s’améliorent pas, on risque de passer de deux équipes à une, et ça ferait 1 300 emplois en moins. Notre seul espoir, c’est que Flins accueillera la prochaine voiture électrique. S’il n’y avait pas ce projet, je ne donnerais pas cher de nous » et de notre région !

jeudi 1 mai 2008

Fête du travail, un brin morose

Mardi dernier, l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) rendait public son rapport annuel. Un constat paradoxal et alarmant : si les chiffres officiels du chômage s’orientent vers la baisse, ils ne s’accompagnent pas pour autant d’une baisse de la pauvreté dans notre pays. La présidente de l'Onpes, Agnès de Fleurieu, a souligné que « l'emploi ne permet plus d'éviter la pauvreté ». Ce constat ne date pas d’hier : en 2003, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi mais avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté estimé à 817 euros mensuels pour une personne seule. Ils étaient 1,7 million en 2005 et 2,1 millions aujourd’hui (soit 8% des travailleurs !). D’après l’Onpes, ces travailleurs pauvres touchent 775 euros par mois alors que 78% d’entre eux occupent un emploi à plein temps. Nous arrivons au triste stade où une masse de travailleurs ne peuvent plus vivre de leur propre travail.

Dernièrement un reportage télé évoquait le Groupe Chèque déjeuné, n° 3 mondial sur le marché des Titres de paiement et fondé par un syndicaliste. Dans cette entreprise, la moitié des bénéfices annuels sont distribués chaque année et de manière égale sous forme de bonus aux salariés. Le témoignage d’une hôtesse d’accueil était stupéfiant : en calculant l’ensemble de ses revenus, primes et bonus inclus, elle arrivait à une moyenne de 3 900 Euros par mois. M6 a surement trouvé l’hôtesse la mieux payée de France. Quelques jours avant cette diffusion, Mr Sarkozy nous annoncait lors de son intervention télévisée qu’il souhaitait une nouvelle répartition des bénéfices dans les entreprises avec 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour l’investissement et 1/3 pour les salariés. Après avoir fustigé Mai 68, Nicolas Sarkozy en serait-il devenu nostalgique ? Après de longues semaines de négociation, en juin 68 le patronat acceptait une augmentation de 30% des salaires alors que quelques jours auparavant une augmentation massive était jugée impossible...

samedi 19 avril 2008

L’immobilier local en hausse

Le Point a sorti son spécial Immobilier 2008. Les Yvelines conservent leur qualificatif de «poumon vert» de la capitale. La rançon du succès est l’augmentation des prix de l’immobilier. Le mètre carré des appartements anciens est en moyenne de 3 589 Euros, avec une progression de +4,3 % sur un an. Pour les maisons, la transaction moyenne avoisine les 381 000 Euros (+5,1 %). Alors que la majorité des 272 communes du département affichent un prix compris entre 2 500 et 3 800 Euros/m2. Dans ce climat inflationniste Versailles, Saint-Germain et Le Vésinet sont toujours dans le haut du classement. Tandis que Les Mureaux, avec 2 015 Euros/m2, reste dans les villes les plus abordables des Yvelines avec Trappes (2 244 Euros/m2) et Mantes-la-Jolie (2 538 Euros/m2). Cependant dans le même temps, le magazine note que Les Mureaux est la troisième progression des Yvelines avec +9,9% sur un an. Doit-on y voir un rattrapage ?

mardi 11 mars 2008

L’excellence locale sur orbite

Le premier ATV Jules Verne, ravitailleur européen de la Station spatiale internationale, a été lancé et placé sur orbite dans la nuit de samedi à dimanche à l'aide d'une fusée Ariane 5. "L'ATV a été parfaitement injecté sur son orbite, c'est un grand pas pour l'Europe", a lancé pour sa part le président du Centre national d'études spatiales (Cnes), Yannick d'Escatha. Le président d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall, parle quant à lui "d’un moment exceptionnel". C'est "une contribution majeure de l'Europe", a estimé Nicolas Sarkozy.


L'ATV (Automated Transfer Vehicle), d'un poids de plus de 20 tonnes, plus gros véhicule jamais lancé par une fusée Ariane 5, est destiné à ravitailler la station spatiale en eau, vivres et matériel scientifique ; et à rehausser son orbite en s‘amarrant automatiquement avec une précision d’une pièce de 2 euros. Sachez que pour ce voyage, ce navire spatial transportait symboliquement un exemplaire du livre de l'écrivain Jules Verne "De la Terre à la Lune". Le lancement de l'ATV, a résumé Daniel Sacotte, directeur des vols habités pour l'Esa, marque "l'entrée des vols humains de l'Europe dans une nouvelle ère", l'Europe assurant ici pour la première fois la construction, le lancement et le suivi d'un vaisseau spatial.

Une question : savez-vous où est construit ce camion de l'espace ? Les maîtres d’œuvre de ce projet exceptionnel sont aux Mureaux, au sein de EADS Astrium. Dommage que les municipales ont éclipsé cet événement historique pour l'aéronautique en Europe !

mercredi 27 février 2008

Réponse à un internaute

Question de Pen ar bed : Madame Hamard, allez vous réellement faire vos courses aux Mureaux ?

Puisque vous semblez porter un fort intérêt à mes courses et à mon shopping personnel, je vous réponds sans détour. Oui, je fais mes courses aux Mureaux : j’achète mon pain dans les boulangeries muriotines. Je prends mes journaux à la Maison de la presse en centre-ville. Je me rends plusieurs fois par semaine au LearderPrice, proche de mon domicile et idéal pour des courses d’appoint (tout comme l‘épicerie au carrefour de la Vierge). Pour satisfaire votre curiosité, même mon coiffeur est au centre-ville tout comme mon opticien. Je trouve aussi en ville des idées cadeaux : fleurs, parfums, bijoux ou encore chocolats à offrir à mes proches. Au-delà du centre-ville, je fais mes « grandes courses » alimentaires au Centre Espace où je retrouve mon pharmacien, où j’achète mes ordinateurs dans une petite boutique informatique et où j’aime flâner dans les rayons Déco de Babou. Vous pouvez aussi me croiser au marché de Bécheville, où j’y ai mes habitudes.

Cependant vous avez raison, mon téléviseur ne vient pas des Mureaux et mon époux achète ses articles de bricolage à l’extérieur. Vous comprendrez néanmoins que faire ses courses aux Mureaux ne me paraît pas être une mission impossible. D'ailleurs savez-vous qu'une vingtaine de commerçants ont reçu l'agrément de la Charte Qualité, décernée par la Chambre de Commerce et d'Industrie en récompense de leurs efforts ?

Avec François Garay, nous sommes conscients des difficultés du marché en centre-ville et nous souhaitons le déplacer pour le redynamiser, pour améliorer l‘offre commerciale. Nous avons d’ailleurs reçu une enveloppe budgétaire avec le programme étatique Énergie Les commerçants de tout un pays. De plus le Conseil Général a passé une délibération de 19 octobre dernier permettant d’aider les municipalités dans le rachat de commerce. Cette décision fait suite au nouveau décret gouvernemental concernant le droit de préemption : aujourd’hui une Mairie peut faire valoir son droit de préemption sur les baux et les achats de murs commerciaux. Ceci est une petite révolution et va nous permettre enfin d’intervenir dans ce secteur privé qu’est le commerce.